L’église Sainte Brigitte,  consacrée le 22 mars 1898, est l’héritière du précédent édifice  construit entre 1645 et succédant au premier lieu du culte de 1218 appelé « Ecclésia Loco Sanctae Brigidae » construit sur le terrain donné par le comte Guiomarc’ch IV de Léon aux chanoines réguliers de l’abbaye de Daoulas (document de son fils Hervé de Léon de 1186).

1218 : d’anciens documents du Diocèse de Quimper et de Léon concernant la paroisse de Loperhet,  mentionnent l’existence d’une église appelée   “Ecclesia Loco Sanctae Brigidae”.

1645 : Cette église est remplacée par un nouveau bâtiment dont nous ne possédons ni  gravure ou peinture. Toutefois, Henri PERENNES, historien, fait état de notes prises par deux ecclésiastiques du diocèse :

1896, L’actuelle église paroissiale Sainte-Brigitte (ou Sainte Brigide ou Sant Berched) est édifiée sur les plans de l’architecte Armand Gassis. Elle a été inaugurée et consacrée le 22 mars 1898.

Le chanoine Pédel, originaire de Loperhet, décrit l’ancienne église de la paroisse. « Elle se dressait à l’endroit où est la croix du cimetière. Au-dessus du porche, on lisait les noms de « Pédel » et de « Calvez ». La partie sud de l’église ainsi que l’abside étaient en grandes pierres de taille, dont la plupart sont entrées dans la construction de la nouvelle église. Le pavé était en grosses ardoises. L’ancien édifice comportait trois autels : Le maître autel. — Du côté de l’Epître, l’autel de Saint-Lazare, appelé en breton oter Lazar. Il était surmonté d’une toile représentant la résurrection de Lazare. — Du côté de l’Evangile, l’autel du Rosaire. Dans le chœur, du côté de l’Evangile, se trouvaient les statues en bois de sainte Brigitte, patronne de la paroisse, saint Jean-Baptiste, saint Jacut, costumé en moine… »

Sur ces deux cartes postales datées de 1920, on distingue l’ancien cimetière, la porte triomphale donnant accès au cimetière au bas de l’ancienne rue de l’église et le monument aux morts de la guerre de 1914-1918.

La fontaine Sainte-Brigide, a été construite au XVIe siècle près du mur de l’enclos paroissial de l’ancienne église.

 

Ce fut un lieu de rencontre et de « convivialité » très fréquenté jusqu’en 1970 (environ).

 

Au milieu du siècle dernier, ce lavoir était couvert, à l’exception de la fontaine.

En 1990, la fontaine a été reconstruite à la suite du déplacement du cimetière et à l’aménagement de la place St Yves.

La fontaine, re-stylée, abrite toujours la statue de  Sainte Brigide, patronne de Loperhet…

Elle alimente l’ancien lavoir devenu, aujourd’hui, un lieu d’agrément peuplé de possoins rouges.

L'enclos paroissial

Carte postale de 1920 – l’enclos paroissial, la porte triomphale et le monument aux morts

L’aménagement de l’enclos paroissial de Loperhet se situe entre le XVIe et le XVIIe siècle à la suite de la construction de l’ancienne église en 1645.

L’enclos paroissial « englobait » l’église, un placître avec  le cimetière, un calvaire, une fontaine et une « porte triomphale » située au bas de la rue de l’église.

Sur la photo ci-contre de 1968, on distingue au premier plan le presbytère, le lavoir (couvert) près de la fontaine.

Le mur d’enceinte du placître clôture le cimetière. La rue de l’église donne sur la porte triomphale et l’accès des convois mortuaires jusqu’au porche de l’église.

Le réaménagement de la place Saint Yves a nécessité le déplacement du cimetière, la disparition du placître et la suppression du presbytère

La fontaine Sainte-Brigide

Carte postale de 1927 – l’ancienne fontaine

La fontaine Sainte-Brigide, a été construite au XVIe siècle près du mur de l’enclos paroissial de l’ancienne église

Ce fut un lieu de rencontre et de « convivialité » très fréquenté jusqu’en 1970 (environ). Au milieu du siècle dernier, ce lavoir était couvert, à l’exception de la fontaine.

En 1990, la fontaine a été reconstruite à la suite du déplacement du cimetière et à l’aménagement de la place St Yves.

La fontaine, re-stylée, abrite toujours la statue de  Sainte Brigide, patronne de Loperhet…

Elle alimente l’ancien lavoir devenu, aujourd’hui, un lieu d’agrément peuplé de possoins rouges.

Les œuvres religieuses de l’église de 1645 et datant de la fin du moyen âge ont été conservées dans le patrimoine communal :

Une inscription rappelant les noms de sa marraine, Anne du Louët, et de son parrain, René du Louët, évêque de Cornouaille de 1642 à 1668.

Des objets religieux dont les origines remontent au XVe, XVIe et XVIIIe siècle (extrait du recensement des éléments de mobilier de l’église Sainte Brigitte de Loperhet. (Source : mairie, année 2010).

Les bannières

Notamment celle de Sainte-Brigitte qui était portée par les femmes de Loperhet lors de la procession du pardon de Sainte-Brigitte, chaque premier dimanche du mois de février.

Détail de l’ange à la trompette du jugement dernier.

Sculpture du 18e siècle dominant  la chaire. (Hauteur de l’œuvre : 1,18m).

L’église possède également une sculpture en pierre de Kersanton d’une pietà datée du XVe siècle représentant la descente de croix avec la vierge éplorée tenant le corps du Christ sur ses genoux.

A l’origine, la statue était polychrome, actuellement, seuls les rayons du soleil couchant, traversant les vitraux, apportent des reflets de couleur.

L’église de Loperhet possède et expose la cloche originelle fondue en 1661 provenant de l’ancienne église de 1645.

Une étude campanaire des cloches de l’église Sainte-Brigitte a été réalisée par Matthieu JULES, le 15 janvier 2022

(Le télégramme du 23 février 2021)

« …Commençons par la cloche (et son bourdon) exposée à l’entrée de la nef actuelle. Il s’agit d’un élément précieux du patrimoine de Loperhet, vestige de l’ancienne église de 1642-1645. Nous pouvons y lire sa date de fonte  gravée à sa partie basse (1661) ainsi que son parrain René du Louët évêque de Cornouaille entre 1642 et 1668.

La marraine de cette cloche fut Madame Anne du Louët et le nom du fabricien Roch de Congard sont gravés sur la robe de la cloche. Sa décoration est  sobre, nous y voyons un cartouche avec un animal à quatre pattes et des fleurs de lys… »

Cette cloche, fêlée et fortement usée par le temps au niveau supérieur a été remplacée en 1996 par la cloche 1 que nous décrivons à présent.

Malgré l’absence de clocher l’église actuelle de 1896 dispose de deux cloches :

 

La première, d’un diamètre de 76cm, remplace désormais celle de 1661 visible dans l’église. Elle a été réalisée à la fonderie Paccard à Annecy en Haute-Savoie et bénie le 15 septembre 1996.

Cette cloche porte le nom de « Berhed- Theresa » qui signifie en breton Brigitte-Thérèse et sonne la note du « Do naturel » à la quatrième octave.

La deuxième, d’un diamètre de 71,5 cm,  a été fondue aux ateliers de Briens basés à Brest et voit le jour en 1894, elle se nomme « Elizabeth-Claudine » et sonne le « Reb » à la quatrième octave

Sa décoration est composée de banderoles végétales et d’une croix stylisée

La croix de l’ancien cimetière

La croix du cimetière date du XVIesiècle. C’est une œuvre remarquable, restaurée par M. Larhantec en souvenir de la mission de mai 1894 (40 jours d’indulgences Pater Avé).

Très belle réalisation en granit de Kersanton.

Le cimetière à été déplacé route de Rostiviec au cours du XXe siècle.

Seule la croix a été conservée et matérialiserait l’emplacement de l’ancienne église de Loperhet.

La croix de Mesmanic

Cette Croix, datée du XVIe siècle, se trouve à l’embranchement de la rue de la gare et de la route de Plougastel-Daoulas

Elle est installée sur un socle cubique et la croix est  de section octogonale.

Mesmanic au début du XXe siècle.et en 2020

La croix de Kergoat

Croix datée du XVIe siècle.

Croix : fleurons carrés, crucifix, Vierge à l’Enfant.

Ecu avec six annelets 3, 2, 1. (blason des seigneurs de Kergoat).

Déplacée à la fin de la Grande Guerre, elle se situe au carrefour de la route de Coatréziou.

Le calvaire  de Saint-Léonard

Croix du XVIIIe siècle (date gravée sur le socle).

La croix de  Saint-Léonard était probablement située auprès de la chapelle St-Léonard, du temps où celle-ci existait.

Elle fut ensuite transférée au carrefour des rues René Goubin et Pierre Quilliec. La coutume était de s’y rendre en procession pour diverses célébrations, Fête-Dieu, etc. Mais, avec l’augmentation de la circulation de la route Nationale qui passait devant le calvaire, sa présence devenait dangereuse.

Au début des années 1950, la croix fut transférée au Véniec, emplacement plus sécurisant pour les processions qui partaient de l’église paroissiale.

La croix de  Gorré-Ménez

La croix de Gorré-Ménez, datée du haut moyen Age (VIe siècle), est visible au carrefour de Gorré-Ménez..

Il s’agit d’une croix pattée sur chanfrein et gravée au centre.